• Samedi 27 janvier.

J’adopte une position telle que mes bras me semblent détachés, un semble flotter derrière ma tête, l’autre se repose. Pourquoi la ligne est droite alors qu’elle est penchée? C’est une rayure à sa droite mais elle à la bas incurvé. C’est subtil. Tout est raté. Je n’avais jamais remarqué à quel point tout est rayure. Le sol c’est une rayure. Je vois les reflets il y a des rayures là où il n’y en a pas.

 

  • Jeudi 1 mars 2018, 9h43. Prague 3. Grand soleil, -11 degrés.

Un café, un pot de confiture myrtilles, de tahini emprunté à ma colocataire (à faire aujourd’hui: lui racheter un pot), une bougie éteinte prête à s’effondrer sur un socle d’argile blanc moucheté, un feutre noir, un carnet à dessin. Rouge cramoisi, rouge carmin, mon écran ne me permet pas de noter une différence, la bougie se situe quelque part entre les deux.

Je cherche un fond sonore pour combler le silence accompagnant le bruit de la mine qui crisse sur le papier cartonné. Je tombe sur une vidéo, « Changing My Life in ONE Year – ‘Trying Change’ Chapter One ». En 4mn54, j’ai dû retenir une dizaine de râles, ils cognent encore tous dans ma tête, il faut que j’essaie de les arrêter un à un alors qu’ils se rentrent dedans furieusement, les isoler, les mettre en mots.

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Début octobre, je rédige ce billet. Début janvier, je le retrouve. Il me rappelle que je n’étais pas encore familière avec les surprises jaillissant de toutes les rues de Prague. Ses effluves ne me surprennent plus frénétiquement pourtant je ne suis pas encore complètement habituée à son parfum, certains coups de vent ponctuels font s’agiter ses arômes et ils me saisissent comme au premier jour.

Prague et ses trams typiques

« Oh! Cette idée ferait un article intéressant, je note. » répété trois fois par semaine. Ma liste commence à être plus longue que mon niveau de productivité ne le souhaiterait. La vie à Prague ne manque pas de surprises, aussi minimes soient-elles. Garde l’oeil ouvert, détache tes yeux de ton écran, garde l’oreille attentive, enlève tes écouteurs.

  • Constat #1: les tchèques ont l’air froid.

Atterrissage H+1. Je traine une imposante valise, 22kg6 très précisément. Cette même valise, je l’ai souvent traînée de Nantes jusqu’à chez mes parents, un peu moins lourde évidemment, pour un weekend, pour des vacances. En deux ans, une seule personne m’a proposé de l’aide.

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J.23: Ce sourire qui m’accueille, c’est celui du professionnel ou celui du souvenir? C’est difficile de cerner si il a gardé en mémoire mes précédentes venues. 

J.25: Laisse le temps aux choses. Nous bombardons de messages, de photos, sans cesse nous partageons, nous montrons parce que nous voulons montrer, surtout nous voulons que les autres voient, qu’ils regardent plutôt, nous courrons après toute forme de contact, nous courrons après les réactions plus que nous partageons pour partager. Flux sans fin. Laisse le temps aux gens. Arrête de forcer les conversations. Nous n’avons pas beaucoup plus à ajouter aujourd’hui que nous n’avions hier. Arrête de te sentir obligé de maintenir un contact, s’il y a quelque part une chose, une chose qui ait un minimum d’intérêt, elle sera là en temps voulu. Chaque chose arrive à un moment précis pour une raison qui lui est propre. Les mots aussi. Laisse le temps.

dox1

J.27: Un ami américain et moi refaisons le monde autour d’un thé. Je déteste que l’on paie pour moi. Eternelle bataille sur qui invitera l’autre. A l’addition: But madam, I can not let you pay. You’re the girl. – Do you know that it is sexist what you just said?

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Août 2016, première visite à Prague, première rencontre avec l’art de David Černý. Le derrière rebondi d’une statut géante Kampa m’accueille au Musée d’Art moderne.

L’artiste divise mais on le remarque, on l’associe à la culture contemporaine tchèque, on cherche ses travaux, avec ou sans mal on les croise éparpillés en ville. Le pays n’offre pas une histoire artistique aussi connue que ses voisins, cela rend d’autant plus notable que le sculpteur se démarque. Il va droit au but, je l’imite:

David Cerny, doigt d'honneur

  • Du street art au sens propre

2017, « l’art est maintenant dans la rue » ils disent. Physiquement dans la rue. Inutile de payer pour un musée, la chasse au trésor commence dans les rues de Prague. Arpente ses lignes pavés pour la découvrir, engouffre toi dans ses passages intimes, sors des centres commerciaux, lève la tête vers les toits, déconnecte toi dans un parc. N’oublie pas de longer tous les côtés des bâtiments, au cas où une statut t’offrirait une vue sur son derrière – et son intérieur, par la même occasion.

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Décision spontanée: dorénavant, chaque dimanche, 18h, laissera se dévoiler un nouvel article; motivé par un voyage, une découverte, un choc culturel, une pensée.

Malá Strana

Place de la vieille ville, Prague

« Attrapes-touristes ». Mot absent des dictionnaires reconnus. Tentative de définition: chose (im)matérielle caractérisé comme « typique » pour expliquer un prix excessif. Exemple: à Prague, le trdelnik est un des plus gros attrape-touristes.

Je porte cette ville haut dans mon coeur mais je ne peux pas cacher qu’ici, comme chaque destination prisée, tout est prétexte à l’arnaque, aux prix supérieurs à leur vraie valeur. Sa monnaie nationale ne facilite pas la tâche. Puisqu’ouvrir un compte tchèque ne m’est pas profitable, utiliser les bonnes méthodes de retrait est la première chose que j’ai appris ici.

Cette poignée de conseils me semble importante pour bien appréhender tes couronnes et profiter au mieux de cette merveilleuse destination.

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