Prague divague #4: Les surprises de la non-initiée

Début octobre, je rédige ce billet. Début janvier, je le retrouve. Il me rappelle que je n’étais pas encore familière avec les surprises jaillissant de toutes les rues de Prague. Ses effluves ne me surprennent plus frénétiquement pourtant je ne suis pas encore complètement habituée à son parfum, certains coups de vent ponctuels font s’agiter ses arômes et ils me saisissent comme au premier jour.

Prague et ses trams typiques

« Oh! Cette idée ferait un article intéressant, je note. » répété trois fois par semaine. Ma liste commence à être plus longue que mon niveau de productivité ne le souhaiterait. La vie à Prague ne manque pas de surprises, aussi minimes soient-elles. Garde l’oeil ouvert, détache tes yeux de ton écran, garde l’oreille attentive, enlève tes écouteurs.

  • Constat #1: les tchèques ont l’air froid.

Atterrissage H+1. Je traine une imposante valise, 22kg6 très précisément. Cette même valise, je l’ai souvent traînée de Nantes jusqu’à chez mes parents, un peu moins lourde évidemment, pour un weekend, pour des vacances. En deux ans, une seule personne m’a proposé de l’aide.

Prague marché de noëlPrague, pont sur la vltava

Ici, sur le chemin jusqu’à mon appartement, trajet d’une heure approximativement, 3 jeunes hommes me proposent de l’aide. Ils semblent imperturbables, pas un sourire, impassible. Une proposition bienveillante, noble vu la taille de mon bagage, pourtant froide, au ton neutre, sans sourire.

  • Constat #2: les tchèques sont pointilleux sur la place à prendre dans les escalators.

Arrivée dans une station de métro déserte. A son extrême opposée, sortie dans une station bondée. Dans les escalators, la foule se place naturellement sur la rangée droite. Je n’ai jamais vue de ligne aussi droite, nette, ordonnée. Quelques courageux gravissent les marches qui n’en finissent pas sur la rangée de gauche. Chacun a sa rangée. Reste à droite et tu devrais survivre, ou stationne à gauche et tu entendras violemment pester.

  • Constat #3: les tchèques possèdent une habilitée surprenante.

Je fonctionne beaucoup par exagérations. En disant que mes pieds glissent des pavés tous les 200 mètres, c’est sans plaisanterie. Sous la pluie, chaque pas posé sur les pavés mouillés peut me trahir. C’est infernal, mes trajets se rallongent, impossible de marcher sereinement sur ce sol si glissant. En face de moi, je vois les habitués enjamber avec confiance et aisance ce qui s’avère être l’ennemi de mes jambes maladroites. 

Camille.

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