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Archives de Tag: journal

J.23: Ce sourire qui m’accueille, c’est celui du professionnel ou celui du souvenir? C’est difficile de cerner si il a gardé en mémoire mes précédentes venues. 

J.25: Laisse le temps aux choses. Nous bombardons de messages, de photos, sans cesse nous partageons, nous montrons parce que nous voulons montrer, surtout nous voulons que les autres voient, qu’ils regardent plutôt, nous courrons après toute forme de contact, nous courrons après les réactions plus que nous partageons pour partager. Flux sans fin. Laisse le temps aux gens. Arrête de forcer les conversations. Nous n’avons pas beaucoup plus à ajouter aujourd’hui que nous n’avions hier. Arrête de te sentir obligé de maintenir un contact, s’il y a quelque part une chose, une chose qui ait un minimum d’intérêt, elle sera là en temps voulu. Chaque chose arrive à un moment précis pour une raison qui lui est propre. Les mots aussi. Laisse le temps.

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J.27: Un ami américain et moi refaisons le monde autour d’un thé. Je déteste que l’on paie pour moi. Eternelle bataille sur qui invitera l’autre. A l’addition: But madam, I can not let you pay. You’re the girl. – Do you know that it is sexist what you just said?

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Mise en place du contexte: août 2017, 13 jours de bénévolat au total. Non loin de Berlin, 27 jeunes, 18-29 ans, réunissent Russie, Allemagne, Palestine, Angleterre, Turquie, France. Activités, ateliers, discussions en lien avec la tolérance culturelle et religieuse. Projet fort ambitieux. Chaque jour, j’isole quelques pensées. Chaque soir, je les articule en quelques lignes. Aujourd’hui, je choisis d’en présenter 9.

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J.1 : Boucle continue depuis quelques jours: chaleur, estomac vide, sommeil agité, mal de tête. Pas maux de tête, mal de tête, mais sans fin. Ce projet est-il une si bonne idée, compte tenu de ma fatigue? Le doute domine de loin l’excitation de la nouveauté. 2h de transport en commun pour 24 pauvres kilomètres. Entschuldigung, wo kann ich den 433 Bus finden? – ehdhzurpönd enusch geradaus tschuzuslhden links – danke schön. 12h37. Première véritable arrivée sur le camp, au loin les deux organisatrices me regardent avancer, traînant mes pieds et ma valise. V. et F., immobiles, incertaines jusque là, s’agitent dans tous les sens, se grandissent, leurs bras s’étendent dans les airs pour s’approcher, s’accrocher, s’approprier les nuages et m’offrir toute leur douceur. La fatigue rend mon esprit cotonneux, je les suis dans cet innocent mouvement puis je fais en sorte que chaque arrivant reçoive le même souffle de tendresse.

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